La question de l’Olympisme semble tellement obséder nos dirigeants que l’on est amené à se demander si le squash non olympique les intéressera bien longtemps.
Il est vrai que la crise des finances publiques peut légitimement susciter des interrogations quant au financement des actions futures et, pour avoir considéré depuis douze ans l’olympisme comme le Graal du squash, on a négligé d’autres pistes, en particulier en terme de sponsoring, qui risquent de nous manquer cruellement dans l’éventualité d’un échec de la candidature aux JO. Il faut dire qu’en ce moment les Anglais ont revu à la baisse leurs grands travaux liés aux JO de Londres et, si c’était possible, ils refileraient le bébé et l’eau du bain aux Français mais, de ce côté-ci de la Manche, même avec des déficits publics abyssaux, la gabegie reste séduisante. Remarquons que le souhait d’être olympique ne va pas jusqu’à jusqu’à mouiller le maillot car la journée d’action mondiale pour le squash aux JO n’a pas vu la moindre action en France, c’est d’autant plus surprenant que Jacques Fontaine se présentait comme le délégué du squash olympique pour l’Europe lors des dernières élections fédérales, on n’a pas dû le prévenir, c’est ballot .
Et pendant ce temps en France, le changement du président du CNOSF est passé presque inaperçu. Il s’agit pourtant d’un événement intéressant. En effet le nouveau président Denis Masseglia, qui succède à Henri Sérandour dont il était le secrétaire général et qui à ce titre connaît bien le mouvement sportif, a été élu face à deux poids lourds médiatiques, Guy Drut et Jean-Luc Rougé en tenant un discours assez décalé par rapport à eux. Il faut dire que ça n’était pas trop difficile tant leur conformisme en matière de financement exclusif du haut-niveau au nom du bonheur de tous commence à lasser.
Pour Masseglia, ancien président de la fédération d’aviron et partisan d’un autre regard sur le modèle sportif français, il est indispensable de "rénover un modèle sportif français qui n’a pas évolué depuis 60 ans. L’Etat a toujours décidé de tout en disant je paie donc je dirige. Or ce sont les collectivités territoriales qui sont de loin les plus gros financeurs du sport français." Il ajoute : "je frémis quand j’entends Bernard Laporte dire qu’il faut privilégier le haut-niveau et laisser les régions s’occuper de la base. Pour moi il ne faut pas que les deux soient déconnectés." Cette vision n’est pas forcément partagée par le sous-secrétariat aux sports et ses agents dont la routine actuelle est plutôt à l’opposé.
Notons que ce type de raisonnement appliqué au squash français, olympique ou pas, ressemble aux propositions de notre ancien DTN Yves Hocdé (originaire également de la fédération d’aviron) qui souhaitait que les cadres fédéraux sortent de leur isolement (géographiquement parlant), et diffusent leur savoir sur un ensemble de Ligues, rapprochant ainsi la fédération des régions. Sans oublier que le CNOSF a des pouvoirs limités il sera intéressant de suivre l’action de Denis Masseglia dans les mois qui viennent, et d’observer comment les convictions du nouveau président pourront se traduire dans les faits.

La dernière idée (déplacement des cadres fédéraux, notamment DTN et adjoint, pour formation ou soutien des ligues), je l’ai suggérée à Bonnefoy lors d’un entretien formel, il y a plus de 5 ans. L’idée n’a pas été retenue dans les faits (faute de moyens, je ne crois pas, d’envie, ça c’est sûr). Cela nécessite une vraie disponibilité, un vrai projet, donc un gros travail. Mais, comme Yves le dit bien, en France, les fédérations (le squash n’y échappe pas) s’occupent du haut-niveau et les échelons "inférieurs" (clubs, comité départementaux, ligues) en-dessous se débrouillent avec le reste...et comme ils peuvent (comme ils le doivent : cf. mode de fonctionnement avec les sanctions).
L’intérêt d’avoir des cadres fédéraux se déplaçant :
1- Limitation des frais pour les bénévoles qui déjà mettent sérieusement la main à la poche pour toute la saison : il suffit de voir la désaffection quant au suivi des formations à Aix et donc de candidats aux diplômes d’encadrement.
2- Créer un véritable lien entre la fédération et les ligues : soutien technique, aide aux projets, stages communs (où en sont les stages inter-ligues ?), partenariat et sponsoring.
Déjà sur ces deux points, nous arriverions à créer une vraie dynamique que d’autres sports ont créée en adoptant ce type de fonctionnement. Et nous éviterions peut-être la situation où chacun travaille dans son coin dans l’espoir de sortir le joueur ou la joueuse qui réussit et d’en retirer les lauriers pour sa pomme (cela ne vous dit pas quelque chose ?). Les regroupements (cela ne veut pas dire de manière permanente) de joueurs et joueuses sont un élément fondamental pour le développement du niveau de jeu, notamment.
Un autre point important, l’argent et le sponsoring. Effectivement, comment se fait-il que rien n’est réellement fait pour mettre en avant les partenaires de la fédération ? Pourquoi d’autres partenaires ne sont pas présents ? Il y a un réel potentiel pour le squash quant au travail avec des partenaires (la situation économique nécessite d’être réactif et inventif). L’open de France est un outil de communication formidable. C’est aussi un moyen de générer potentiellement des ressources pour la fédération (entrées, produits dérivés, etc.). Et malheureusement, nous avons un grand manitou de l’Olympisme qui est formidablement absent (on ne change pas un fonctionnement qui gagne pour lui) depuis les élections : confirmation que l’Open de France était un coup pour se faire mousser et non dans l’intérêt du développement du squash avec une vraie stratégie sur du long terme. Donc, quand on ne sait pas faire de la communication et du commerce, on le fait faire par d’autres qui prennent leurs revenus sur les prestations qu’ils proposent. C’est un travail de professionnels !
Salut pierre Effectivement une certaine personne dont je tairai le nom mais je pense que tous le monde sait de qui je parle avait toutes les billes en mains pour permettre aux internationnaux de France de continuer sur du long terme avec en plus pour le coup un soutien d’un conseil régional. Mais non une fois de plus il n’en fait qu’a sa tete il n’est pas capable de faire perdurer une telle situation, Dommage pour nos joueurs et joueuses Francais. Nos dirigeants sont obsédés par quoi ? Soyons clair certe le fait de vouloir que le squash soit olympique est une chose mais surtout récuperer de l’argent. C’est vrai que c’est dure à entendre mais bon ne nous voilons pas la face la fédération actuelle n’est pas la pour faire se développer notre sport qui nous est si cher a tous autrement ils mettraient les moyens. Le site de la fédération de squash qui est un site qui ne vit pas. Car il est clair que nos dirigeants ne donnent pas toutes les infos aux licenciés il suffit de le voir encore dernierement sur certains tournois les résultats de nos Francais(es) ne sont pas mis. Cette situation est dramatique et ne doit plus durer je ne comprends toujours pas pourquoi Mr Fontaine a été réélu alors qu’il n’avait plus rien a faire dans notre sport. Sportivement. Mathieu