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Si ma fille jouait au squash ...

A l’heure où Camille engrange les bons résultats et où les tournois seniors féminins ressemblent à une annexe du collége, je ne peux m’empêcher de me poser la question : "Si ma fille jouait au squash à un bon niveau, que lui conseiller ?".

Tout d’abord, quels sont les points positifs d’une telle pratique ? Ils sont nombreux. Si elle est bien encadrée, elle développera certaines valeurs morales telles que la rigueur, la discipline, le fairplay, le respect de l’autre, le dépassement de soi. Elle découvrira de nouveaux lieux, des nouvelles cultures, élargira son horizon grâce à de belles rencontres. Cela devrait aussi la tenir éloignée de certains comportements nocifs tels que le tabagisme, l’alcool à outrance, l’anorexie ... tout ce qui inquiète les parents d’un ado en fait . Elle apprendra à connaître, écouter et respecter son corps car il sera son meilleur atout et son pire ennemi. Elle ressentira des émotions démultipliées : l’ivresse de la victoire, l’adrénaline d’un match décisif, l’amertume d’une mauvaise prestation, la déception d’une non sélection . Tout aura une différente saveur, surtout si elle a la chance de défendre les couleurs de son pays.

Si on s’arrête là, vous me direz : la réponse est évidente, il faut lui conseiller de foncer .Seulement, ce n’est pas aussi simple, il y a aussi de nombreux points négatifs.

Le premier est qu’elle fera de nombreux sacrifices qui même s’ils sembleront naturels sur le moment, finiront par revenir sous formes de regrets : l’anniversaire de Julie auquel elle n’a pas pû aller car elle était en tournoi, le ciné avec Marc qu’elle a refusé parcequ’il y a entrainement, la deuxième part de gâteau au chocolat regardée tristement parceque , non, vraiment, ce ne serait pas raisonnable ... tous ces petits riens qui font la vie d’un ado . Elle se rendra compte que la plupart de ses ami(e)s sont aussi des squasheurs car soyons sérieux, pour un gars de 15 ans, c’est pas drôle d’avoir une copine qui s’entraîne pratiquement tous les soirs et n’est pas la le weekend !

Quand on discute un peu avec ces jeunes filles de la nouvelle génération, les Mélanie, Héléna, Julie ... on se rend compte qu’elles ont déjà des programmes d’entrainement très chargés avec une préparation physique et de nombreuses sessions sur le court. Ajoutez à cela les circuits juniors, les championnats individuels, par équipe, de ligue ou nationaux, les tournois adultes, les matchs par équipe ... vous arrivez à un nombre effrayant de weekend sans repos, avec voyage et matchs . Cela a d’abord bien sûr une incidence sur les études, on ne peut pas nier qu’une certaine fatigue résulte de toute cette débauche d’énergie, et toute personne qui a pris avec elle ses devoirs en espérant les faire sur un coin de table entre deux matchs , sait que la qualité de l’oeuvre ne sera pas exceptionelle.

Cela aura aussi , à plus ou moins long terme, une incidence sur sa santé. On ne peut pas éternellement pousser son corps à la limite , en plus en période de croissance et de changements , sans que cela ne se paie un jour. On peut se dire que , finalement, ces inconvénients ne sont pas si graves que cela si l’enfant est passionnée, que rien ne garantit qu’un enfant non sportif travaillera mieux à l’école , etc oui, mais se pose alors la question de la finalité . Que pourra-t-elle attendre du squash à haut niveau ? Un comfort financier ? Si les meilleurs hommes peuvent peut-être en vivre, ce n’est pas le cas en femmes. Si on ne prend pas en compte les subventions et les sponsors, à moins d’être dans le top 20 mondial, l’argent remporté à un tournoi WISPA couvre rarement les frais (billets d’avion, pied-à-terre entre 2 déplacements, nuits d’hôtel pour les qualifications ...) .

Il faut savoir que les joueuses pro partagent des appartements ensemble, souvent en Hollande car les avions sont moins chers et c’est assez central pour voyager.C’est le systéme D qui prévaut, rien à voir avec le train de vie de luxe des tennismen. Si la joueuse en a les moyens, elle restera un jour ou deux après son élimination à un tournoi pour s’entrainer avec les meilleures mais à ses frais.Il n’est même pas question d’espérer mettre un peu d’argent de côté.

Une reconnaissance médiatique ? Encore une fois, elle se serait trompé de sport. En squash, la seule façon de faire la une de l’équipe serait avec un beau scandale, pas une victoire au Championnat du Monde. Pour les JO, combien d’années encore devrait-elle attendre ? Vous rappelez vous de la médaille d’or au badminton à Athénes ?

De grands moments ? Il faut être réaliste , voir même un peu cynique, ils seront rares, moins nombreux que les déceptions ... il ne peut y avoir qu’un vainqueur et lorsque l’on joue pour gagner sa vie, le plaisir peut disparaître assez vite laissant place à du stress.Les entrainements deviennent obligatoires, la fatigue ne peut plus avoir droit de cité ni la lassitude, le ras-le-bol, le "pas envie aujourd’hui".

Et l’après-squash ? Pour être dans les meilleures, il est difficile de continuer des études en même temps. Si certains ont réussi, ils sont rares et leurs études avaient attrait au sport de manière directe ou non. Demandez à Maud Duplomb si c’est facile de s’entrainer à 20 h après les cours et de devoir déclarer forfait pour des tournois car elle ne pouvait pas s’absenter plus d’un certain nombre de jours . Et sans diplôme, quel avenir professionnel espérer après le squash ?

Imaginons que ma fille soit l’exception qui arrive à faire des études , peut-être en levant un peu le pieds le temsp d’avoir son diplôme comme l’on fait Isabelle Stoehr ou Aisling Blake. Diplôme en poche, circuit WISPA jusqu’à 32-33 ans (à peu près l’âge où les filles s’arrêtent ) , comment se vendre à cet âge là sans expérience professionelle ? Il faut être honnête, un patron se moque qu’une employée ait été dans le top 20 mondial au squash , à moins de travailler dans le domaine du sport , bien sûr. Quand on connait la difficulté pour une femme diplômée et expérimentée à trouver un bon emploi, quel avenir pour une femme de 30 ans (l’âge où les patrons ont peur qu’on se mette à faire des bébés !), dont le cv ne comporte que la rubrique autres compétences ?

Qu’on ne se trompe pas, je ne dénigre absolument pas les filles qui jouent en professionnel. Elles ont plus de talent, d’abnégation, de discipline et de courage que 90% d’entre nous, et c’est bien pour cela que je m’inquiète pour elles. Car si ma fille jouait au squash à bon niveau, je serais bien embêtée pour trouver un compromis entre ne pas briser son rêve et dévaloriser sa passion, et l’aider à se construire un avenir souriant ...

Violaine Delponte

Commentaires

11 Messages de forum

  1. 1. Si ma fille jouait au squash ...

    Je suis d’accord avec toi violaine, c’est dramatique, mais tu peux pratiquement faire le meme article en suprimant la particularité féminine...Tu peux meme globaliser, rares sont les "ex-sportifs" qui arrivent à tirer leurs épingles du jeu, j’exlus évidemment les nantis footeux et tennisman, quoique si l’on devait établir un ratio jeune licencié / réussite aprés carrière, on ne doit pas etre trés éloigné du squash.

    C’est un problème de choix de vie, ta passion à fond pendant quelques années et une carrière professionnelle aléatoire pour les malchanceux qui auraient le squash dans le sang ! Je pense que tous nos gamins qui écument le circuit ont malheureusement bien ça en tete et bravo à eux, pour malgré cela avoir le courage de tracer leurs chemins .

    par leroux xavier | 12 novembre 2007, 13:00
  2. 2. Si ma fille jouait au squash ...

    Très intéressant ce point de vue... Néanmoins, tu poses une question et tu reponds à une autre !

    En début d’article la question est : Que conseiller à une jeune fille de bon niveau ? Tout repose sur ce qu’on va considérer comme "bon niveau". Ton début de réponse est excellent sur les avantages et aussi les inconvenients : l’ entrainement, le manque de relation hors du squash etc...

    La fin de ton article repond plutôt à la question : que conseiller à une fille de "top niveau" et effectivement le squash pro est difficile à conseiller...

    Mais toi, tu regrettes ta pratique sportive de bon niveau ?, tu n’as pas réussi à concillier une vie professionelle conjointement ??

    | 12 novembre 2007, 15:03
  3. 3. Si ma fille jouait au squash ...

    Tout d’abord, pour moi le choix ne s’est jamais posé car je n’étais pas , mais alors pas du tout, dans la catégorie jeune joueuse douée et prometteuse et personne n’aurait parié il y a 15 ans (hou le coup de vieux, là) que je jouerais encore maintenant et que j’aurais eu un jour le classement de première série.

    Ensuite, si effectivement vous voulez me classer dans la catégorie "bon niveau" , cela représente déjà pas mal de contraintes et de sacrifices que je peux pour l’instant supporter parceque je n’ai pas d’enfants mais cela devient de plus en plus difficile avec une carrière pro qui avance .Pour exemple, avant samedi dernier, je n’avais pas touché la raquette depuis un mois et j’ai utilisé 80% de mes pauses déjeuner de la semaine dernière à aller courir pour arriver pas trop à l’arrache aux matchs par équipe.

    Alors quelqu’un qui s’entraine deux fois par jour ? Imaginez les contraintes !

    Si je regrette ?

    J’ai arrêté le squash pendant plus de 3 ans car je n’y trouvais plus l’équilibre entre ce que ça m’apportait et ce que ça me coûtait ... mais comme je suis passionnée et que j’avais la chance d’être dans un club "seconde famille", j’y suis revenue pour mon plus grand bonheur et quelques résultats sympas .

    Mais bon, je n’ai pas la prétention de me comparer aux joueuses dont je parle, je n’ai ni leur talent, ni leur discipline . Quand à ce que dit Xavier, je ne suis malheureusement pas sûre qu’elles soient toutes conscientes ni du chemin, ni de la destination, et c’est ce qui est inquiétant.

    par violaine | 12 novembre 2007, 18:56
  4. 4. Si ma fille jouait au squash ...

    Ce que peut décrire Violaine est assez éloquent et intéressant. Ce que cela soulève est l’orientation que l’on fait prendre à de jeunes joueuses (ou joueur, comme tu peux le dire, Xavier). En effet, l’encadrement et la famille sont importants quant aux choix que peut faire un jeune : quelle part de "sacrifice(s)" suis-je prêt à accepter ? Et cela nécessite de connaître le milieu vers lequel on va. Ce qui n’est pas toujours évident pour les parents, d’où une lucidité indispensable des éducateurs sur les perspectives que l’on peut offrir au jeune.

    Il faut donc que la famille suive de près le parcours (scolaire et sportif) du jeune joueur, sa santé (primordial et incontournable : si le jeune sportif est déjà multi blessé à 16-17 ans, on peut sérieusement s’inquiéter pour la suite !). Pour la scolarité, il est évident qu’elle ne peut être mise entre parenthèse (cf. gains financier pour le cas particulier du squash pro, mais même en cas de gains conséquents, une carrière de sportif peut s’arrêter du jour au lendemain : blessure grave). Et bien évidemment, les proches du jeune doivent pouvoir constater si celui-ci réussit à conserver un équilibre entre sa vie sportive et scolaire ou professionnelle-future.

    Pour les éducateurs, entraîneurs, c’est une obligation professionnelle, il me semble, que de prendre en compte toute la dimension du (de la) jeune dont il a la responsabilité.

    Dans la préparation physique, prendre en compte les exigences de l’activité (souvent c’est le seul paramètre pris en compte, malheureusement) mais aussi tout ce que peut faire la (le) sportive(f) en dehors (est-ce que les déplacements se font à vélo, l’EPS à l’école, les activités physiques de loisir non compétitives, etc.).

    Dans le suivi scolaire (dans les cas des pôles ou autres centres d’entraînement), est incontournable à mon sens. Dans les centres de formation en foot, à moins d’être extrêmement brillant, les jeunes sont maintenant sélectionner sur les résultats scolaires (logique, il y a du monde qui se bouscule au portillon). Au squash, cette donnée semble être prise en compte d’un point de vue des textes, est-ce le cas dans les faits ? On peut légitimement se poser la question : participation à nombre de tournois pendant la période scolaire dans des âges où la fatigue est grande (période de croissance), où les jeunes sont dans des classes à orientation (3ème, 2nde, terminale). J’ose espérer que cela n’est pas négligé. Comme a pu le souligner Violaine, faire son travail sur le coin d’une table pendant les tournois n’est pas chose évidente et nécessite une rigueur personnelle strict.

    Maintenant, conseiller ou déconseiller d’emblée la pratique de haut ou de très haut niveau m’apparaît être une démarche un peu hâtive. Il faut en effet aider le jeune à se construire ; peut-être que le haut niveau sportif sera une chance pour certains et une catastrophe pour d’autres.

    par Pierre-André Loaëc | 13 novembre 2007, 11:58
  5. 5. Si ma fille jouait au squash ...

    Quelle réflexion !!! Personnellement, elle m’interpèle !!! J’ai la chance de pouvoir me poser la même question puisque je suis Papa d’une petite fille et que j’ai eu à choisir entre les deux voies (vie professionnelle et haut niveau), quoique c’est plutôt la vie qui a choisi pour moi. Ce que je sais, c’est que le fait de ne pas avoir exploré la voie du haut niveau me laisse plein de regrets. Si un jour ma fille me demande ce qu’elle doit faire, laisser sa passion (pourvue que ce soit le squash !!!) ou la vivre à fond, je crois que je lui conseillerai de la deuxième option mais en l’avertissant qu’elle doit le faire en ayant conscience de l’enjeu au point de vue personnel. On sait tous qu’une vie de sportif (à part quelques exceptions) est une vie difficile sur tous les points mais ne croyez vous pas qu’elle est enrichissante ? que toutes ces galères endurcissent ? qu’on en devient que plus débrouillard ? Il me semble qu’on a quand même plus de chance de trouver sa voie dans la société que d’avoir les capacités de pratiquer un sport à haut niveau dont on est passionné et esperer pouvoir en vivre. Alors quand on a cette chance, il faut la saisir. En revanche, je considère qu’il faut avoir la lucidité, le recul en tant que parent de se prononcer sur ladite capacité à pratiquer à haut niveau. J’ai toujours été trés inquiet par certaines personnes qui à 20/22 ans se lancent à corps perdu avec l’approbation des parents notamment dans le squash avec un niveau trés correct (15/25 français) mais sans réel espoir d’aller plus loin. J’espère avoir le courage de le lui dire mais c’est encore une autre histoire ... Ce n’est qu’un point de vue "trés" personnel mais je suis content que le sujet ait été abordé, ça me ravie et je ne suis pas pret d’arreter de me poser cette question. Merci Violaine

    par Arno | 13 novembre 2007, 14:59
  6. 6. Si ma fille jouait au squash ...

    .... je lui souhaiterais de vivre tout ce que j’ai vécu.... et même plus encore ... : Les week ends de folie : Marseille / Lille / Marseille en Espace pour une finale du championnat de France,

    Les tournois du Milady à Biarritz, qui clôturaient la saison,

    Le 1er "kit" équipe de France (sac, tshirts, survets,... Lacoste) distribué à l’aéroport

    La victoire de Michael Palmstierna à Dublin, qui qualifie la France

    Les "dilemmes", à Barcelone, quand, propulsée capitaine d’équipe, en l’absence du DTN retenu en France, il faut choisir la composition de l’équipe,

    Les amitiés qui durent toujours, même si on ne se voit qu’une ou deux fois par an,

    La pratique solide (et surement pas scolaire) de l’anglais

    La découverte d’un certain nombre de pays, les entretiens d’embauche où, oui, avoir pratiqué un sport à haut niveau peut être déterminant pour un employeur

    Les rires, les pleurs, les blessures, les copains (petits ou grands), toutes ces choses qui ne rentrent pas dans le programme d’entraînement....

    Si ma fille jouait au squash ... j’en ai trois, la dernière (8 ans) commence cette année l’école de squash, et mon seul conseil est : "Fais toi plaisir ma fille".

    par Carole / Marseille | 20 novembre 2007, 08:59
  7. 7. Si ma fille jouait au squash ...

    J’adore ton message Carole.

    Ma fille n’a que 7 ans mais si, au travers du squash ou d’un autre sport, elle pouvait vivre la moitié de ce que tu as vécu je serais vraiment content pour elle.

    par Nico Barbeau | 20 novembre 2007, 09:31
  8. 8. Si ma fille jouait au squash ...

    Moi aussi, j’aime beaucoup ton message, malheureusement, je ne suis pas sûre qu’il corresponde toujours à la situation actuelle. Le niveau de jeu en junior a tellement évolué depuis que moi même j’étais junior, les exigences ne sont plus les même . Comme je l’ai précisé avant, à mon époque (les années 90) , les compétitions juniors étaient pour les meilleures : chpt régional, national puis international. Ce qui ne correspondait pas à beaucoup de dates sur l’année. On pouvait y rajouter un stage éventuellement. Rien à voir avec ce qu’une joueuse dans les 8 meilleures de sa catégorie fait maintenant.

    Alors, oui, c’est sûrement beaucoup de beaux souvenirs mais ça ne colle plus à la réalité.

    par violaine | 20 novembre 2007, 18:39
  9. 9. Si ma fille jouait au squash ...

    Mais forcément que chaque génération est en décalage avec la précédente ! Et dieu merci, sinon, on ne progresserait pas. N’empêche que depuis que le monde tourne, l’humain a besoin de moteurs pour avancer, et ceux-ci n’ont pas beaucoup changé : le pouvoir, l’argent et le plaisir. Le pouvoir, tu peux l’exercer sur les autres, mais aussi sur toi-même,à travers ton exigence de jeu. L’argent, bon, c’est vrai, dans le squash féminin, c’est pas un moteur prépondérant. Il reste donc le plaisir !!!

    par Marseille/Carole | 21 novembre 2007, 08:31
  10. 10. Si ma fille jouait au squash ...

    Ce que peut exprimer Violaine c’est sans doute qu’actuellement ce que l’on exige de ces jeunes filles est plus intense qu’il y a dix ans avec une organisation beaucoup plus technocratique laissant sans doute moins de liberté ? en nombre de tournois, semaines d’absence (cf wispa de Santiago avec Camille Serme mais aussi Faustine Gilles qui n’a que 17 ans), présence quasi obligatoire dans les pôles etc, avec pour les meilleures un planning de matchs digne de professionnelles c’est peut être un peu tôt mais c’est le squash d’aujourd’hui ! ... tout cela avec un jeu qui ne me semble pas avoir fabuleusement progressé (opinion toute personnelle). Donc beaucoup de présence en dehors du circuit traditionnel des études pour un avenir peut être pas, et même sûrement pas économiquement viable (en dehors des athlètes d’état ?). Cela donne à réfléchir en tant que parents, quant au choix de lancer ses enfants dans ce type d’aventure. Pour les enfants eux-mêmes et bien s’ils ont l’opportunité de vivre tout cela, bien sûr qu’ils ont envie d’y aller tu parles ! c’est le rêve pour eux avec tout le plaisir qui va avec bien sûr, heureusement encore. Et là, pour les parents et bien c’est pas facile !

    Pour ma part mes deux filles jouent au squash et sont ou étaient à la lisière de ce fameux haut niveau (jeune bien sûr), elles ont faits et font des opens européens (avec parfois des places très honorables) et apprécient les rencontres avec les joueuses et joueurs des autres nationalité (parfois plus conviviaux que leurs propres compatriotes qui pour certains ont franchement la grosse tête ) mais elles ne choisiront pas le squash pro c’est certain, je pense que pour elles ce sport est un complément de leur vie (très intense actuellement) mais que ce n’est pas leur seul but ; pour celles qui choisissent l’autre voie et bien je leur souhaite le plus de réussites possibles dans leur carrière au squash. En attendant mes filles prennent du plaisir à jouer (ouf !), la seule chose que je regrette c’est que le système de classement français est très exigeant et il est très difficile de rester classé à son niveau si on a pas la possibilité de faire X et X tournois (pas toujours évident à caser dans un emploi du temps de vrai étudiant)et là c’est un peu frustrant tout comme le mélange des genres AMATEUR et PRO que l’on peut observer en France dans trop de domaine qui privent certains amateurs de victoires amplement méritées (mais ça c’est un autre sujet !!!!!).

    par mp moineau | 21 novembre 2007, 12:01
  11. 11. Si ma fille jouait au squash ...

    Marie-Pierre, tu as tout à fait compris ce que je voulais dire et je suis heureuse que tu sois intervenue ... comme j’aimerais aussi (même si c’est impossible car cela leur apporterait des problèmes) avoir l’intervention des joueuses des 10 dernières années qui ont ou n’ont pas fait ce choix. Comme par exemple : Maud Duplomb, Charlotte Delsinne, Laura Pomportés , Ludivine Delavison, Vanessa Florens, Laetitia Estournes, Noellie Boden, les soeurs Suhas, Adeline Legeay , Maureen Cochard, Aurélie Young, Sandrine Jacquinot, Karine Isambard ... la liste est longue et non exhaustive :-)

    par violaine | 21 novembre 2007, 15:09

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