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Plaidoyer pour le squash universitaire

Il est difficile de suivre l’évolution du squash universitaire en France car à supposer qu’il existe, c’est un phénomène plutôt fugitif assez difficile à observer. On pourrait d’ailleurs élargir la remarque au sport universitaire en général, tant est manifeste le mépris ou tout au mieux l’indifférence du monde universitaire envers les activités sportives pratiquées par les étudiants. Il serait trop long de rappeler l’histoire du mouvement sportif en France, avec ses querelles d’écoles opposant les tenants du "sport" aux défenseurs de" l’éducation physique", et pourtant la situation actuelle en est l’héritière en filiation directe.

Si l’on ajoute à cette querelle byzantine d’un autre âge le mépris affiché pour les activités physiques de bon nombre d’universitaires, on comprend mieux le désastre. Pour faire court disons que l’opinion couramment admise est que si l’étudiant consacre du temps au sport, ce sera forcément au détriment du contenu académique des études. Ca n’est pas très éloigné de l’opinion du patronat du début du vingtième siècle considérant que l’énergie dépensée dans le sport par un ouvrier était forcément préjudiciable à la force de travail qu’il devait au patron.

Cette indifférence à l’existence d’un sport universitaire réel laisse la porte ouverte aux fédérations qui voient là une occasion intéressante d’aller chercher des médailles internationales à pas cher. Il existe bien un directeur national du sport universitaire qu’on peut trouver quelque part dans la tour Montparnasse, mais dans le cas des compétitions internationales il entérine presque systématiquement le choix proposé par les fédérations, composé en général d’étudiants bidons, vrais athlètes d’Etat déguisés à la va-vite en étudiants par la grâce d’une carte universitaire.

Dans le cas du squash un championnat du monde universitaire est disputé tous les deux ans. Et cette année-là, les tableaux du championnat de France sont faussés par l’irruption de joueurs n’ayant rien à faire là pour la simple et bonne raison qu’ils ne suivent pas d’études (avec une exception en 2008 mais sans doute parce que la France avait décidé de ne pas envoyer d’équipe au Caire). Mais il semble que, tout comme la guerre qui est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires, le sport universitaire est une chose trop sérieuse pour être confiée à des universitaires.

Il est vrai que dans l’instant, il est parfois difficile de faire la part des choses et que "faire des études" peut être un concept fourre-tout autorisant aux marges des situations particulières. Mais avec le recul des années, on se rend compte que les étudiants pipeau d’hier étaient effectivement des étudiants pipeau, puisqu’ils n’ont jamais obtenu le moindre diplôme, et que, par conséquent , les titres aussi bien nationaux qu’internationaux qu’ils avaient obtenus n’avaient ni légitimité ni valeur.

Pour être complet il faut ajouter que de nombreux pays raisonnent de la même manière et qu’il y a belle lurette qu’on ne trouve plus d’étudiants aux Universiades (jeux mondiaux universitaires) . A cela s’ajoute enfin que les systèmes d’études étant très disparates d’un pays à un autre, établir une compétition loyale entre joueurs supposés être étudiants n’est pas forcément chose facile. Le problème évidemment c’est qu’à l’arrivée si plus personne ne s’intéresse à la compétition internationale (cf la non participation française en 2008 au Caire), au passage on a détruit la compétition nationale.

Car si le championnat de France universitaire reste une compétition conviviale qu’apprécient les étudiants , ni le titre ni le championnat ne sont mis en valeur, sans parler de la date choisie, en pleine période de révisions pour la majorité des étudiants, et, pour couronner le tout , en plein milieu de semaine. Certes, officiellement, l’après-midi libérée pour les pratiques sportives se situe le jeudi, ce dont se foutent éperdument d’ailleurs les emplois du temps.

Mais on peut imaginer que le week-end est plus propice à une compétition nationale qu’un milieu de semaine. Evidemment dans ce cas les professeurs d’EPS détachés à la FNSU devraient travailler un week-end de printemps et laisser le camping-car à la maison, mais on peut penser que la compétition en elle-même ne s’en porterait que mieux. Pour changer une telle situation il faudrait une démarche très volontariste car cette compétition relève de l’autorité de la FNSU, laquelle on l’a vu n’a pas grande autorité.

A ma connaissance aucune université ne met particulièrement en valeur les résultats sportifs de ses étudiants contrairement aux universités américaines pour lesquelles les qualités requises pour pratiquer un sport de compétition reflètent les qualités humaines de ses pratiquants. Dans le domaine du squash les universités américaines, principalement celles du nord-est, font s’affronter des équipes de neuf joueurs ou joueuses et le championnat universitaire représente d’ailleurs l’ossature du championnat par équipes américain.

C’est précisément l’inverse d’un pays comme la France, en partie en raison d’un élitisme historique de la pratique, qui a pour corollaire que les universités qui forment les élites américaines au sein de l’Ivy League, se donnent les moyens d’éduquer ces élites dans des conditions matérielles optimum, avec des installations sportives impensables en France. Chez nous comme on l’a vu plus haut, le monde universitaire n’a jamais eu le culte de la compétition sportive, et il n’est pas rare d’entendre des remarques ironiques sur le système universitaire américain qui offrirait des bourses d’études à des crétins pour la seule renommée de l’université.

En réalité si certains basketteurs et footballeurs ( football américain) privilégient leur carrière sportive au détriment de leur cursus, ça n’est pas le cas d’une majorité d’étudiants dont le niveau sportif donne l’accès à une bourse sans laquelle ils devraient s’endetter lourdement. Les universités françaises et américaines n’ayant pas grand-chose à voir, il ne s’agit pas de mettre en forme une pâle copie du système américain mais de profiter du fait que rares sont les villes universitaires en France où l’on ne trouve pas de club de squash.

Ce qui est certain c’est qu’il n’existe aucune volonté du côté de la FNSU et du SUAPS de mettre sur pied un championnat de squash, en partie du fait que la majorité des clubs sont des clubs privés. Mais ça n’est pas la seule raison puisque le badminton qui est par définition le sport de raquettes de l’éducation nationale n’est pas plus pratiqué en compétition inter-universitaire. Il est manifeste que la compétition sportive n’est pas encouragée au sein de l’université française, le manque de moyens et d’installations sportives étant à prendre en compte parallèlement aux problèmes idéologiques évoqués plus haut.

Or les avantages d’une pratique universitaire réelle, quelle que soit son niveau, sont manifestes. Tout d’abord, de par son format et l’existence de clubs ouverts tard le soir, le squash se prête parfaitement à des entraînements souples et compatibles avec des études et la vie universitaires en général. Ensuite, la découverte d’un sport au début de la vie d’adulte, si elle s’avère concluante, a de fortes chances de "produire" un joueur pérenne qui rejoindra les rangs du squash de compétition fédéral bien plus sûrement que bon nombre d’enfants des écoles de squash qui butinent d’un sport à l’autre et disparaissent à l’âge adulte.

D’autre part, de par la réalité sociale, toucher des universitaires ou des élèves des grandes écoles, c’est forcément toucher une part des décideurs de demain, ce qui peut s’avérer très fructueux dans le cadre du développement du jeu et de la recherche de sponsors. Quant au monde du squash à proprement parler il manque de cet échelon intermédiaire qui permettrait aux jeunes joueurs de bon niveau de maintenir un objectif sportif compatible avec un projet de vie qui ne soit pas forcément la pratique exclusive du squash. En particulier pour les jeunes filles qui savent que le squash professionnel féminin n’existe pas et qui n’intéressent plus personne dès lors qu’elles expliquent ne pas vouloir se consacrer uniquement au squash à plein temps.

Il ne faut pas chercher bien loin les raisons de la désaffection de la pratique chez des jeunes joueuses couvées et aidées (certainement trop) au sein des pôles espoirs puis délaissées à partir du bac. Chez les jeunes gens le constat est moins évident mais les études éloignent inexorablement du très haut-niveau et l’existence d’une étape transitoire valorisante permettrait certainement de mieux vivre cet éloignement. Hélas il y a encore loin de la coupe aux lèvres et tellement d’inerties à briser qu’il faudra se contenter pour longtemps encore de quelques bonnes volontés locales et d’initiatives personnelles qui, pour être malgré tout admirables, ne suffiront pas à structurer durablement un championnat qui pourrait être une formidable chance pour le squash de demain.

Yves Moineau

Commentaires

19 Messages de forum

  1. 1. Plaidoyer pour le squash universitaire

    Je suis tout à fait d’accord avec ce que dit Yves. Etudiant en 3eme année de licence staps, j’ai participé aux frances universitaires lors des deux dernieres années, mais cette année ça tombe pendant mes partiels (06 Mai), je ne pourrais donc pas y participer cette année malgrès que je sois champion académique :( Sachez que pour les autres sports, les créneaux du jeudi après-midi sont utilisés pour organiser des compétitions universitaires => et ça marche avec beaucoup de compétiteurs !!!! (j’y ai aussi participer pendant 2 ans dans le tennis) Si la FFSU, la Fédé et le SUAPS pouvait travailler conjointement pour promouvoir le squash universitaire ça pourrait etre que bénéfique pour le squash fédéral !!! Lors de mon inscription pour les qualifs académiques, la sécrétaire du SUAPS ignorait qu’il y avait une compétition de squash universitaire, c’est son responsable qui a dû lui confirmer !!!!! Cette anecdote résume tout, il y a un problème de communication et ce n’est pas en organisant une compét’ du mardi au jeudi que ça va s’améliorer !!!!

    par Alex D. | 7 avril 2009, 20:52
  2. 2. Plaidoyer pour le squash universitaire

    c est tout a fait normal que le suaps ne sache pas la date de la competition car a aucun moment elle interfere dans le sport universitaire de competion !c est a son crsu et a son bds qu il faut se renseigner !!!

    apres c est vrai que le squash n existe que 2fois par an dans la plus part des academies(la qualif et le championnat de france) !et encore la qualif j etais tout seul !!!

    en ce qui concerne la date choisie c est une petite surprise qu elle soit dans la semaine mais ca correspond a une exigence federale(beaucoup plus large que le squash) !dans les disciplines majeures si les universites veulent avoir leurs meilleurs joueurs(qui sont souvent sous contrat avec des clubs pro:basket,foot,hand...) il faut que la competition universitaire ne se fasse pas en meme temps que le federal !!!

    ensuite cette annee on ne devrait pas voir de faux etudiants classes 1I car on est pas dans une annee de championnat de monde universitaire !!!!!

    enfin faut quand meme remercier les fac qui payent tous les frais !

    | 7 avril 2009, 22:07
  3. 3. Plaidoyer pour le squash universitaire

    desole alex si tu ne peux pas faire le france cette annee !j aurai pas le plaisir de te battre comme l annee derniere... je rigole bien sur !!!

    a+

    par mat | 7 avril 2009, 22:11
  4. 4. Plaidoyer pour le squash universitaire

    Dissocier le Suaps , alors que c’est ce service qui propose les activités physiques et sportives, du monde de la compétition sportive , est typique du système français . Monsieur Moineau a tout-à-fait raison , d’autant plus que le suaps est un bon moyen de faire des piges et d’arrondir ses fins de mois et que le monde du sport universitaire est réticent à laisser une part du gâteau à des clubs de squash privés.

    Et puis pour le squash , il n’y a aucun joueur pro sous contrat, comme dans beaucoup de sports d’ailleurs, sauf s’ils ont des cartes universitaires bidon .

    En réalité votre intervention est bien la preuve que la compétition universitaire est une compétition de seconde zone qui passe après les compétitions fédérales comme l’a bien expliqué monsieur Moineau.

    par animal lecteur | 8 avril 2009, 10:44
  5. 5. Plaidoyer pour le squash universitaire

    mais bien sur que le championnat de france universitare n est pas considere !c est le seul championnat de france senior ou il n y a pas de bonification par exemple !

    apres mon suaps propose du squash mais le delegue completement a un club et ne propose que des reductions !aucune animation ,petit tournoi , defis ...rien pour animer et encadrer les etudiants !et de plus ce club est en dehors de la ville ce qui n est pas pratique pour un etudiant(pas forcement de voiture...)l ideal serait de creer des courts de sqaush dans les installations du suaps et la on verra de tres nmbeux etudiants pratiquer le squash

    | 8 avril 2009, 11:06
  6. 6. Plaidoyer pour le squash universitaire

    C’est faux, il y a des bonifications pour les France universitaires !

    par pseudonyme | 8 avril 2009, 16:34
  7. 7. Plaidoyer pour le squash universitaire

    ah bon !ben en 3participations j ai jamais eu de bonification !!!

    par mat | 8 avril 2009, 16:52
  8. 8. Plaidoyer pour le squash universitaire

    Je prends à l’instant connaissance des inscrits pour le championnat de France universitaire : je vois le nom de Célia Allamargot alors que je croyais qu’elle avait arrêté ses études . Quelqu’un sait-il quelque chose à ce sujet ?

    par anonyme | 10 avril 2009, 10:53
  9. 9. Plaidoyer pour le squash universitaire

    une inscription en FAC te donne la couverture sociale .. pas forcement obligé d’assister au cours ... c’est pas la seule à avoir ce status

    | 10 avril 2009, 11:00
  10. 10. Plaidoyer pour le squash universitaire

    chers étudiants venez à La Rochelle nous avons 2 courts dans le gymnase du SUAPS en plus il y fait bon vivre

    A+ Stéph

    par tentacules 23 (Stéph B) | 10 avril 2009, 12:02
  11. 11. Plaidoyer pour le squash universitaire

    Celia Allamargot a pris son inscription a la faculté pour suivre un cursus STAPS et pas uniquement pour avoir la couverture sociale.

    par Nico Barbeau | 10 avril 2009, 17:54
  12. 12. Plaidoyer pour le squash universitaire

    A Bordeaux, il y a 3 terrains en bon état accessibles pour les universitaires. Quelques euros de cotisation annuelle. Il y a également un prof de sport qui organise des sessions mais il n’est pas spécialiste en squash donc ne permet pas d’aller très loin.

    par Vinche | 16 avril 2009, 11:06
  13. 13. Plaidoyer pour le squash universitaire

    sympa de faire des championnats universitaire, sans prendre en compte le fait qu’il y a du monde qui passe des partiels dans cette période, c’est mon cas, et je suis décu de ne pas pouvoir y aller !

    par luce | 5 mai 2009, 21:24
  14. 14. Plaidoyer pour le squash universitaire

    Je ne comprend pas pourquoi la FFSU a posé cette compétition en plein milieu de la semaine. J’ai du me retirer car j’ai un oral à passer mercredi. Frustré.

    par matrof | 6 mai 2009, 09:57
  15. 15. Plaidoyer pour le squash universitaire

    Moi je suis surtout très angoissé pour Célia qui ne sera peut-être pas entièrement remise du championnat d’Europe . Elle doit avoir tellement de travail à rattraper les cours qu’elle manque depuis le début de l’année . Quelle courage . D’ailleurs je me demande quand sont ses examens .

    | 6 mai 2009, 10:30
  16. 16. Plaidoyer pour le squash universitaire

    Pour les dates chapeau effectivement l’organisation, des partiels pour beaucoup d’étudiants, enfin les vrais !!!, et tout ça en plein milieu de la semaine alors qu’il y a un pont, mais c’est sans doute pour que les personnels de la FNSU puissent aussi profiter du pont, les joueurs dans ce cas ils n’ont qu’à se débrouiller. Ces dates c’est du n’importe quoi, de toute façon les étudiants (les vrais) qui font du sport tout le monde s’en fout.

    | 6 mai 2009, 14:08
  17. 17. Plaidoyer pour le squash universitaire

    Je suis d’accord avec Yves sur le fait que le sport universitaire est loin d’être assez mis en valeur. Malheureusement, la pratique d’un sport (quel qu’il soit) à haut niveau se fait bien souvent au détriment d’études poussées. Rares sont les écoles ou universités qui mettent en valeur leurs sportifs ou tout du moins qui cherchent à devenir attractives à leurs yeux. J’ai eu la chance de trouver une école qui permet de continuer la pratique d’un sport à haut niveau. Je suis à l’INSA de Rennes (école d’ingénieur post bac en 5ans) en 4e année et j’ai pu bénéficier de la section sportif de haut niveau qui permet aux jeunes étudiants sportifs d’aménager leur cursus afin de continuer la pratique de leur sport favori à un haut niveau. Ainsi, j’ai effectué mes deux premières années en trois ans ce qui m’a permis notamment d’aller m’entrainer deux fois par semaine au pôle Espoir du Mans et ainsi continuer à progresser et à participer à des compétitions européennes. Dans mon cas, cela ne s’est pas avéré "payant" dans le sens où je ne serai pas un futur membre de l’équipe de France ou l’un des champions de demain mais cette expérience a été tout simplement géniale. J’ai en effet eu l’opportunité de pouvoir perséverer dans le squash pour voir jusqu’où je pouvais aller sans avoir à faire un choix entre ça et mes études. Beaucoup n’ont pas la chance de pouvoir continuer sur les deux tableaux. Aujourd’hui, j’ai ralenti un peu le squash et je termine mon école sans aménagement particulier. Il est clair et net que la pratique d’un sport à très haut niveau est difficilement compatible avec la poursuite d’études de haut niveau mais des structures comme l’INSA permettent à des sportifs de ne pas compromettre leur vie future en abandonnant les études. Je voudrais citer l’exemple d’Armel Le Cléach, récent 2e du Vendée Globe qui a fait l’INSA à Rennes et a préféré arrêter pour se consacrer totalement à la voile. Son pari s’est avéré payant mais si cela n’avait pas fonctionné, Armel Le Cleach serait aujourd’hui ingénieur. De plus, ceci est donne une excellente image à l’INSA.

    L’INSA est donc une des premières écoles à accueillir des sportifs en France, il faut espérer que d’autres s’en inspireront pour contribuer à mettre en valeur les jeunes sportifs qui décident de continuer leurs études.

    par B.Tricot | 10 mai 2009, 19:34
  18. 18. Plaidoyer pour le squash universitaire

    Tout à fait d’accord avec toi, Benoit. Il faut faire la promotion de ces structures qui vous permettent, en autorisant et en amménageant vos études, de continuer à faire ce que vous aimez : le sport et...les études. Gaby, comme toi, a eu la chance de pouvoir intégrer l’INSA (mais à Lyon)et peut grâce à ses horaires aménagés (même si ce n’est pas toujours facile, il faut le reconnaître) poursuivre le squash en tant que sportive haut niveau. Il est certain qu’avec tous les sacrifices que vous jeunes avez fait et faites pour assouvir votre passion sportive, il est juste de louer les structures universitaires qui vous permettent d’y arriver... Ton résultat au championnat universitaire, comme celui de Gaby sont là pour prouver que ce n’est pas incompatible. Avec toute ma sincère Amitié.

    Rémy, le "papa" de Gaby, la Réunion.

    par Rémy de LAVISON | 28 mai 2009, 18:03
  19. 19. Plaidoyer pour le squash universitaire

    Bonjour, Je tenais simplement à préciser que chaque académie ne dispose que d’un seul personnel FFSU (prof d’EPS) mis à disposition par l’éducation nationale, pour une quarantaine de sports à gérer... + l’administratif de la gestion du CRSU (qui reste une association loi 1901). En outre, les réunions avec les divers partenaires du monde sportif ont souvent lieu le soir et le WE. Cela explique qu’ils travaillent bcp plus de 20h (ce que prévoit le statut "normal" des enseigants d’EPS). De nombreux championnats de France ont lieu le week-end mais parfois en semaine. La décision est prise en commission mixte nationale, où siègent des enseignants et entraîneurs. De nombreux facteurs pèsent sur les décisions, mais malheureusement, (et outre les impératifs émanant des fédés) il arrive que ce soit la disponibilité des installations qui prime ; ex. en Ile-de-France il faut souvent demander 2 ans à l’avance aux collectivités pour avoir une installation le WE. Or, il est parfois difficile d’anticiper autant, surtout lorsqu’il faut s’appuyer sur une équipe d’étudiants pour la gestion de l’événement. En outre, si tous les championnats de France devaient se dérouler le WE, les 5 ou 6 directeurs nationaux (qui travaillent souvent le WE) ne pourraient pas s’y rendre, or cela fait partie de leurs missions. Quant aux examens : selon les Universités et Ecoles, les périodes se diversifient de plus en plus chaque année. Cela débouche sur des premiers forfaits début décembre, puis d’autres tout le mois de janvier voire jusqu’en février ; ça recommence en mars et ce jusqu’en juin. De plus, au sein d’une même équipe, selon l’année d’étude, les étudiants n’ont pas toujours les mêmes périodes d’examens (ex. décalages en dernière année à cause des stages, etc.). Faute de transmettre l’ensemble des paramètres au CRSU, cela rend difficile l’organisation des calendriers. En outre, les plannings d’examens - et de cours obligatoires ! - sont souvent sujets à modification (parfois de dernière minute), ce qui rend toute anticipation difficile. De mon côté, lorsque j’étais étudiant, tous les ans j’étais en examen le samedi du championnat de France du sport auquel je participais. Tout simplement parce que les Universités n’ont pas toujours de locaux disponibles en nombre suffisant en semaine pour ajouter des exams aux réservations concernant les cours. l’harmonisation des périodes d’examens au sein d’une même Université reste souvent difficile... cela explique aussi la fréquente "non-libération" du jeudi après-midi. Quant à l’Universiade ou au championnat du monde : dans certains sports, ce ne sont pas les champions de France universitaires qui sont amenés, mais d’autres joueurs plus compétitifs. Cela permet à la FFSU de toucher des subventions ministérielles... dont le montant dépend des résultats ! Or, pour être compétitif, il faut faire comme les nations étrangères... Bref... la question des moyens, à tous les étages, n’est pas à négliger !

    Phil, un enseignant certes un poil pessimiste, mais réaliste !

    par Phil | 13 septembre 2009, 10:26

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