Technique / Arbitrage

L’arbitrage à trois : ça se précise

Des diverses informations reçues à Amsterdam la mise en pratique de l’arbitrage à trois figure en première ligne. Jusqu’aux quarts de finale l’arbitrage s’était déroulé sans encombre , arbitrages effectués soit seul, soit avec un marqueur, mais sans problème . A partir des quarts la déléguée anglaise , sorte de coordinatrice des arbitres, impose l’arbitrage à trois, apparemment en usage lors des tournois richement dotés et semblant recueillir l’assentiment des joueurs.

Description du système : lorsque le joueur demande let les trois arbitres montrent simultanément et ostensiblement leur décision. L’arbitre central donne alors la décision au joueur. Cette décision est le résultat de la majorité : si les trois décisions sont similaires la décision finale est évidente, si deux décisions sont similaires et la troisième différente c’est la décision majoritaire qui l’emporte, si les trois décisions sont différentes un let sera joué. Le système est donc très simple sur le plan théorique et après quelques tâtonnements il s’est déroulé sans gros soucis.

Au niveau des avantages il est à noter que les joueurs semblent moins discuter, ils se contentent de vous regarder avec effarement lorsque les décisions sont régulièrement différentes entre les trois arbitres, cet avantage est à mes yeux le seul. D’après les partisans du système le deuxième avantage réside dans la qualité des décisions, apparemment une étude statistique ( non diffusée) fait état d’un nombre d’erreurs inférieur en utilisant la version à trois. Cette deuxième affirmation est discutable en ce sens que puisque la décision est prise à la majorité , si deux arbitres donnent une décision erronée, c’est cette décision qui sera considérée comme bonne même si la somme de deux erreurs ne fait pas pour autant une vérité. Pour que l’affirmation statistique soit exacte il faut que les arbitres soient très bien formés et donnent les mêmes décisions, et dans ce cas on ne voit pas trop pourquoi ils ne pourraient pas arbitrer seuls. A mes yeux toutefois ce n’est pas dans l’aspect technique de cette méthode que ce situe la principale faille mais dans les conséquences pour l’instant pas du tout assumées qu’elle entraîne.

Pour reprendre l’exemple du Dutch Open de début septembre, la majorité des matchs des deux tableaux (c’est-à-dire du mardi au jeudi inclus) a été arbitrée par seulement trois arbitres dont Nicolas et moi-même. Et ceci pour la simple raison de la pénurie d’arbitres d’une part et du manque d’argent pour les défrayer d’autre part. Il faut en effet savoir qu’une grande partie des frais sont restés à notre charge et que l’organisation n’a jamais eu l’intention de nous les rembourser malgré tout le travail réalisé.

Or, à moins d’affirmer que les matchs des qualifs et des premiers tours sont plus faciles à arbitrer, ce qui est faux et méprisant pour les joueurs, il faudrait en toute logique adopter le système à trois pour l’intégralité des tableaux, ce qui dans l’exemple précédemment cité du Dutch aurait obligé l’organisation à trouver six autres arbitres pendant les trois premiers jours. Connaissant les budgets en jeu je doute fort que ce soit réalisable.

Assumer l’arbitrage à trois c’est évidemment en assumer le surcoût faute de quoi, même si le procédé a des aspects positifs, il sera impossible de le mettre en place régulièrement et de ce fait les arbitres, par manque d’entraînement, auront du mal à y adhérer.

Le changement n’est pas forcément un progrès surtout lorsque le changement ne tient pas compte de la réalité économique du secteur concerné. Pour que cette évolution de l’arbitrage soit un progrès pour le squash il faudra à mon avis beaucoup de temps et surtout bien plus de moyens que ceux actuellement disponibles.

Yves Moineau

Commentaires

39 Messages de forum

  1. 1. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Comme tu le dit faute de moyen financier

    Je penses qu’avec le temps mais dès maintenant mettre se système d’arbitrage à 3 dans la têtes des gens et sans l’aval du mouvement supérieur , l’insérer directement dans les championnats jeunes pour que cela deviennent une habitude, même si l’on sait très bien que nos jeunes ne seront pas forcément former pour cela, mais en le mettant directement à la base cela deviendra une habitude et avec le temps n’auront plus de pression à la vue d’arbitrer un match....le débat est ouvert

    | 24 septembre 2008, 12:14
  2. 2. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Je pense que statistiquement, les derniers tours sont plus difficiles à arbitrer que les premiers. Mis à part le caractère propre des joueurs, il y a deux facteurs qui entrent en jeu :
    - L’enjeu de la rencontre
    - Le niveau des joueurs qui est, en moyenne, plus proche que dans les 1ers tours.

    par Vinche | 24 septembre 2008, 13:25
  3. 3. L’arbitrage à trois : ça se précise

    J’ai fait un petit calcul pour savoir à partir de quand l’arbitrage à 3 était intéressant. Voici une étude un peu simpliste mais une étude quand même.

    - Posons le problème : Pour un appel, il existe deux types de décisions d’arbitrage : bonne décision ou mauvaise décision. Appelons Pb la probabilité qu’a chaque arbitre de prendre une bonne décision. Appelons P3 la probabilité qu’a l’arbitrage à 3 de prendre une bonne décision. Il faut calculer P3 en fonction de Pb pour savoir à partir de quand l’arbitrage à 3 est intéressant.

    - Calculons P3 : Pour qu’une décision soit bonne, il faut que 2 ou 3 arbitres prennent une bonne décision. Les possibilités sont donc : (bonne,bonne,bonne), (bonne,bonne,mauvaise), (bonne,mauvaise,bonne), (mauvaise,bonne,bonne) La probabilité de ces quatre événements est donc P3 = Pb*Pb*Pb + Pb*Pb*(1-Pb) + Pb*(1-Pb)*Pb + (1-Pb)*Pb*Pb C’est à dire P3 = Pb^3+3*Pb^2*(1-Pb).

    - Courbe et interprétation : Si on trace la courbe de P3 en fonction de Pb, pour Pb allant de 0% à 100%, on se rend compte qu’à partir de 50% de bonne décisions pour chaque arbitre, le pourcentage de décision de l’arbitrage à 3 est meilleur que le pourcentage de décision de chaque arbitre. Voir la courbe ici. Si on considère qu’un mauvais arbitre fait une erreur sur 4 décision, c’est à dire Pb=75%, alors l’arbitrage à 3 mauvais arbitres fera P3=84% de bonnes décisions. Pour Pb=90% (bons arbitres), on a P3=97% !!

    Je pense donc que le système à 3 arbitres est intéressant en théorie.

    Soyez awares,

    Vinche.

    PS : La partie simpliste est le postulat qu’il existe seulement deux types de décisions, les bonnes et les mauvaises. C’est un peu plus compliqué car il y a trois décisions possibles (stroke, yes-let, no-let) mais on peut toujours considérer que deux des trois sont mauvaises et qu’une seule est la bonne. Le problème pourrait être compliqué aussi par des arbitres de niveau différents. Il faut alors séparer les décisions en Pb1, Pb2 et Pb3. On pourrait par exemple considérer le cas d’un arbitre nul entre 2 bons arbitres, je vous laisse le faire car j’ai du boulot.

    par Vinche | 24 septembre 2008, 14:31
  4. 4. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Pour les jeunes ce n’est effectivement pas un problème financier mais c’est un autre problème tout aussi insurmontable ! Comment veux-tu trouver 3 arbitres après un match de 2 ?!!!! Faire appel au coach ou à un parent sur place ? !!!!!

    Non vraiment il faut rester réaliste et continuer avec le système actuel qui est, certes perfectible, mais qui fait très bien l’affaire pour le moment.

    Quant à la pression d’arbitrer, elle diminue effectivement avec l’expérience mais comme le disait Quin Hill (ex-arbitre mondial français) à l’époque la pression vient aussi de ces personnes qui donnent toujours un avis sur l’arbitrage....y compris celles qui ont débuté le squash la veille !

    par Nico Barbeau | 25 septembre 2008, 12:13
  5. 5. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Salut Vinche,

    Belle démonstration mathématique, mais comme tu t’en doutes certainement l’arbitrage en squash est beaucoup plus subtil qu’un simple calcul. En effet il y a des paramètres à prendre en compte qui ne peuvent pas entrer dans un calcul :

    1/ Il y a souvent des décisions qui, à un moment donné et/ou avec un joueur donné, peuvent être différentes d’un match à l’autre. C’est l’art et la manière d’orienter un match pour mieux le contrôler le tout au service des joueurs.

    2/ En math la somme de deux "-" donne un "+". En arbitrage à 3, la somme de deux mauvaises décisions ne donne pas une bonne décision.

    3/ Et pour revenir à l’arbitrage à 3, il faut comme tu le dis avoir 3 bons arbitres pour être vraiment efficace.

    par Nico Barbeau...qui n’a pas fait math sup ! | 25 septembre 2008, 13:28
  6. 6. Pas d’accord !

    Vinche sur ce point je suis en désaccord total avec toi. La qualité des décisions n’a AUCUN rapport avec l’importance du match.

    Un match au premier ou deuxième tour des qualifications peut s’avérer être un macth extrèmement difficile à arbitrer compte tenu de l’enjeu : points pour leur classement + dotation + bonus hôtel.

    par Nico Barbeau | 25 septembre 2008, 13:33
  7. 7. L’arbitrage à trois : ça se précise

    1) Quand tu arbitres, tu orientes le match ??? Ne le dis pas aux joueurs... Orientation ou pas, même si les gens ne sont pas d’accord pour dire si telle ou telle décision est bonne, elle est forcément bonne ou mauvaise puisqu’elle ne peut pas être les deux (en gros, Dieu seul le sait.) Donc c’est difficile de faire des statistiques car il faut juger du fait que chaque décision est bonne ou mauvaise. Par contre ça n’empêche pas de faire des probabilités puisque les décisions sont forcément bonnes ou mauvaises. 2) Non, c’est pour ça que j’ai pris en compte le fait que 2 bonnes décision + 1 mauvaise = 1 bonne décision et 2 mauvaises décisions + 1 bonne = 1 mauvaise décision. C’est pour ça que, sur la courbe, on voit que si les 3 arbitres prennent plus de la moitié de mauvaises décisions, alors l’arbitrage à 3 donne des plus mauvais résultats que l’arbitrage à 1.

    | 25 septembre 2008, 18:44
  8. 8. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Nico je penses que ton message a dépassé ta pensée, pour une fois, et je pense que c’est la première, je suis d’accord avec Vinche : "comment un arbitre peut-il orienter un match ?", c’est un fantasme d’arbitre, comme celui, récurrent dans toutes les discussions autour de l’arbitrage, concernant "les joueurs qui testent l’arbitre en début de rencontre". Faut pas rigoler, on parle d’arbitre et non de personnes, peu au courant des règles et obligées de se trouver derrière la vitre avec une feuille de match en mains. En ce qui concerne l’arbitrage à 3 (déjà mis en pratique en France il y a plus de 15 ans !!!!)et pour l’avoir testé mais sans plus... ma première réaction rejoint celle d’Yves. Ce système est proposé afin de diluer la responsabilité personnelle de l’arbitre et de faire subir un rapport de force à un joueur (nous sommes au moins 2 contre toi....donc tu n’as plus qu’à fermer ta g..... !!!!) et cette aspect me gêne terriblement, bien que je ne sois pas "pour" un droit à demande d’explication d’un joueur après une décisison de l’arbitre.

    par albert Médina | 25 septembre 2008, 20:44
  9. 9. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Pour moi orienter un match c’est par exemple donner un "no let" en début de rencontre afin de m’assurer que les joueurs feront le maximum d’effort pour jouer les balles. Un "let" serait aussi bien, voire mieux, mais un "no let" qui peux paraître plus sévère donne un message aux joueurs qui évitera des arrêts de jeu trop fréquents.

    par Nico Barbeau | 25 septembre 2008, 21:53
  10. 10. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Maîtriser les joueurs : ça permet, par exemple, d’avertir un joueur qui bloque que l’arbitre connait bien les règles et qu’il va falloir qu’il se dégage sinon il prendra des strokes (ça commence par donner quelques lets à l’adversaire bloqué puis un stroke et là le bloqueur s’insurge mais normalement si lui même connait les règles il va finir par se dégager) ! c’est dans ce sens que l’on parle de joueur qui teste l’arbitre car si aucune sanction ne tombe (arbitre pas assez expérimenté) le bloqueur va se régaler et le pire c’est que ce sera l’autre joueur qui risque d’être pénalisé pour un jeu devenant trop brutal car il faudra bien à un moment où à un autre qu’il aille directement à balle car ras le bol de se faire bouffer son chemin et c’est comme ça qu’un match peut dégénérer et qu’un arbitre expérimenté en posant deux où trois décisions un peu sévères peut être tiendra ces joueurs dans leur intérêt et celui du match.

    Mais bien sûr il n’y a pas de bloqueurs au squash, il n’y a que des arbitres expérimentés et il n’y a jamais de problèmes, mais ça c’est un peu de la théorie non ?

    par mp | 26 septembre 2008, 11:29
  11. 11. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Un reportage de SquashLibre à Charlety aurait été interessant sur le theme de l’arbitrage à 3.

    C’était un peu le bordel hier (1/4), avec des décisions surprenantes. Des arbitres assistants qui n’ont pas tous la même vision du jeu lors des contacts (desaccord systematique). Le public qui, un peu deboussolé par les annonces et les décisions "limites", finit par mettre la pression sur les joueurs qui contestent. Le temps de trancher l’arbitre principal (parce que c’est forcement plus long) est lui aussi sous l’influence du public.

    J’y vois quand même un effet pervers : lorsque le joueur cherche à comprendre les décisions, on lui balance un "Majority Decision". Comme ils ne vont pas s’expliquer chacun leur tour, plus personne ne s’explique. Genial. Le joueur s’ecrase, dommage, il n’a pas toujours tord. Mais faire taire les joueurs ca enlève aussi une partie du spectacle. Donc pour la TV (un jour) c’est pas gagné.

    Comme je rale sur les arbitres, j’en profite. Mais hier, les arbitres n’annoncaient pas les fautes, et comptaient beaucoup sur l’auto-arbitrage des joueurs. Un fois meme, les arbitres assistants s’endorment,et l’arbitre central répète au micro "Decision ?" - "Decision ?". Tres approximatif tout ca. Même les connaisseurs étaient débousolés, les autres carrement peaumés. Remarque, ca met de l’ambiance dans le public, et tout le monde y va de son petit "let" ou "stroke". Vous savez comme dans nos clubs, lorsque un arbitre ne controle plus vraiement le match et que tout le monde souffle derrière.

    par Borja | 26 septembre 2008, 15:45
  12. 12. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Salut Borja, effectivement on aurait bien aimé poursuivre notre étude à Paris mais il semble qu’on ai oublié de nous envoyer nos invitations ! mdr

    par admin | 26 septembre 2008, 16:26
  13. 13. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Une petite précision l’arbitre central normalement doit annoncer sa décision en même temps que les autres arbitres non ?, s’il attend c’est le "b" et c’est un peu du pile ou face, sa décision est influencée et par ses deux arbitres conjoints et par le public, ça a du être un beau bordel mais c’est pas évident de démarrer l’arbitrage à trois par contre la moindre des choses c’est que les arbitres ne s’endorment pas !!!!

    | 26 septembre 2008, 17:49
  14. 14. L’EQUIPE critique l’arbitrage des Internationaux !

    Lu dans l’équipe de samedi à propos du match Gaultier-Matthew : " Un rencontre pleine de par et d’autre avec des variations jeu long - jeu court, des angles (...) et un arbitrage pas toujours à la hauteur de ces deux grands champions"

    | 28 septembre 2008, 12:26
  15. 15. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Il est clair que l’arbitrage aura été, de ce que j’ai vu (demi, fin de celle de Greg et la suivante, et la finale) effectivement plus qu’insuffisant aux internationaux de France. Le summum est la décision suivante : Greg touche l’espagnol lors de son swing (complètement normal), annonce : let alors que la règle (ce qu’a rappelé justement Greg) est tout simplement stroke.

    D’autres décisions se sont avérées mal à propos, sans aucun doute marquées par un manque de confiance (ou trop) et en tout cas un manque de formation. Difficile gestion entre un Golan, effectivement truqueur mais pas tout le temps, et un Greg fatigué qui ne faisait plus l’effort de libérer l’accès la balle dans les 2 derniers jeux. Le fait de cataloguer l’espagnol dans le mauvais rôle a mené des décisions complètement injustifiées et biaisant peut-être la donne du match.

    Il me semble qu’il va falloir enfin faire appel aux personnes compétentes pour arbitrer à ce niveau. Il existe en France des arbitres compétents et reconnus au niveau international...

    par Pierre-André Loaëc | 28 septembre 2008, 17:00
  16. 16. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Pierre André si tu parles d’Yves Moineau et de Nicolas Barbeau, je pense que 2 ou 3 dirigeants préfèrent voir leurs grand-mères arbitrer une finale de PSA plutôt qu’eux.

    | 28 septembre 2008, 18:52
  17. 17. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Tu vois clair dans mes écrits... Je ne suis pas naïf, pas un idéaliste forcené, même si cela ne m’empêche pas de rêver. Et je suis assez bien placé pour le savoir.

    D’ailleurs, je ferais dès que possible un petit résumé (avec des photos de la finale) de ce que j’ai pu voir et entendre ce week-end : à l’assemblée générale de la fédération, à la réunion des présidents de ligue (très instructif, avec des ouvertures intéressantes et des zones d’ombres qu’il faudra bien éclairer... et des changements à apporter) ainsi que la fin des internationaux (un événement qui était attendu, qui mérite de se poursuivre, sans tomber dans la béatitude naïve ou le négativisme permanent).

    par Pierre-André Loaëc | 28 septembre 2008, 19:50
  18. 18. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Nicolas Barbeau et Yves Moineau sont aussi compétents l’un que l’autre en matière d’arbitrage,et ont toujours fait leur maximum en ce qui concerne le squash... alors je pense que vous pouvez laisser leurs grands meres là où elles sont et les laisser arbitrer en paix !!

    par VMP | 28 septembre 2008, 20:02
  19. 19. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Je pense qu’il y a erreur dans ta compréhension. Je crois que le précédent intervenant parlait des grands-mères des dirigeants. C’est juste une expression pour accentuer le trait, n’est-ce pas ?

    par Pierre-André Loaëc | 28 septembre 2008, 20:58
  20. 20. L’arbitrage à trois : ça se précise

    "Je crois que le précédent intervenant parlait des grands-mères des dirigeants."

    C’est bien ça !

    | 28 septembre 2008, 21:06
  21. 21. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Bonjour, Comme toujours, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt tout ce qui s’écrit sur l’arbitrage... Hier matin, j’ai écouté sur une radio nationale orientée sport un débat sur l’arbitrage en foot : 5 arbitres...oui, mais où placer les 4ème et 5ème arbitres : derrière les cages ?? sur la ligne de but ?? la vidéo / pas la vidéo...C’était un débat animé, passionné, vif !!!..........jusqu’au moment où un auditeur a soulevé le point suivant : Et si on concentrait toute cette énergie sur les joueurs pour qu’ils marquent des buts "propres", et qu’on les forme, éduque à ne pas tricher ou simuler !!

    Je n’ai jamais fait l’expérience d’un arbitrage à trois, mais a priori, ça me perturberait plus que d’avoir sur le terrain 2 zygotos essayant de m’embobiner. Est ce qu’on n’a pas tendance à contre-balancer les décisions des autres arbitres ?

    Il me semble qu’au squash aussi, çe ne sont pas les arbitres qui font le jeu, mais les joueurs (sans joueurs, plus besoin d’arbitres !!). Alors concentrons nos efforts dans les écoles de squash, pôles .... pour développer "l’esprit squash", et mieux apprendre les règles aux jeunes (et au moins jeunes aussi d’ailleurs). Et ne pas transformer des règles instaurées à l’origine pour éviter des accidents potentiels en DROIT à gagner des points faciles !!

    par Carole / marseille | 29 septembre 2008, 09:26
  22. 22. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Bonjour à tous, pour avoir vu la finale à Paris je me posais une autre question. Il ne me semble pas avoir eu l’impression de problème d’arbitrage pendant ce match. Il était flagrant que l’espagnol était truqueur et pour cause, il a été sanctionné d’une multitude de "no let". J’ai revu le match à la télé et les décisions paraissaient encore plus justifiées. Par contre pour le spectacle et pour les non initiés je trouve que le squash doit faire beaucoup d’effort pour être apprécié du grand public. Trouvez moi un sport ou après un échange intense, long, spectaculaire il n’y ait pas de point et on décide "let : rejouez la balle cet échange ne compte pas". Cela c’est passé à plusieurs reprises. Vu les commentaires un peu empruntés lors de ces situations, un peu répétées, il est vraiment utile de modifier quelque chose pour ne pas rester visible que dans le microcosme squash. Alors un truc peut être fou, mais pourquoi ne pas supprimer la décision let, y a point ou y a pas point, y a no let ou y a stocke. Aux joueurs d’estimer réellement s’ils doivent ou ne doivent pas jouer, ils se trompent y a sanction ou non. Dans la plupart des sports il y a des actes et faits dangereux avec des décisions sanctions ou non.......

    par Nico A. | 29 septembre 2008, 09:59
  23. 23. L’arbitrage à trois : ça se précise

    J’étais aussi à la finale. J’ai aussi vu la version filmée et je maintiens (je pense avoir une connaissance assez fine du squash pour prendre position) ce que j’ai écris plus haut (le joueur espagnol a été exagérément sanctionné car à un moment Greg ne dégageait plus l’accès direct la balle et la décision aurait dû être inverse).

    Maintenant, je suis complètement d’accord avec Carole, il faut apprendre aux nouveaux joueurs les règles (d’où l’intérêt de prendre des cours avec un enseignant diplômé, gage d’une formation).

    Quant à la prestation télévisuelle et les commentaires, il faut être indulgent : c’est une véritable première. Combien d’années ont été nécessaires pour que l’on explique les règles du rugby (le squash en est proche par la proximité des joueurs et des décisions aussi peu tranchées que tu réclames). Je pense sincèrement que la prochaine diffusion, cela sera préparé, en souhaitant que la prochaine fois ce ne soit pas Thierry (ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas compétent, bien au contraire) qui commente parce qu’il sera sur le court.

    Pour ce qui concerne le let, si tu le supprimes : le squash deviendra un sport dangereux ! Maintenant, il faut peut-être faire 10 à 15 minutes d’antenne supplémentaires avec des moments présentant les règles et les interprétations. Mais, c’est déjà exceptionnel d’avoir 1 heure de jeu !

    par Pierre-André Loaëc | 29 septembre 2008, 10:17
  24. 24. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Salut Carole,

    Le squash est un des rares sports qui nécessite la présence d’un arbitre, même lorsque les deux joueurs sont fairplay. Au squash tu gagnes des points non seulement avec des coups gagnant mais aussi en prenant ton adversaire hors de position. Et celui qui prend son adversaire hors de position n’est pas forcément un tricheur ni un "embobineur" comme tu le dis.

    Et pour gérer ce jeu de position seul un arbitre ayant une vision globale du jeu peux donner un avis objectif.

    Par ailleurs tu peux mener de face la formation des arbitres et celle des jeunes sans problème.

    A +

    par Nico Barbeau | 29 septembre 2008, 10:22
  25. 25. L’arbitrage à trois : ça se précise

    euh Mr A ça fait longtemps que vous jouez au squash ? Golan truqueur ?? et peut être, si j’ose me permettre ce blasphème, Mr Gauthier un peu bloqueur non ??? et certains des no let contre Golan aurait plutôt du être des stock en sa faveur car le joueur doit faire l’effort de se dégager autant que d’aller jouer la balle. Le conseil de Carole il top de top et plein de bon sens d’abord apprendre les règles de base et ensuite on joue et ensuite on discute. Le let, me semble t’il, existe pour que le jeu reste fair play dans un espace sommes toute petit où forcément les interférences vont exister et supprimer le let franchement je ne vois pas comment si ce n’est transformer le jeu dangereusement.

    par mp | 29 septembre 2008, 10:27
  26. 26. L’arbitrage à trois : ça se précise

    je suis entièrement d’accord sur la pédagogie et l’éducation. Maintenant je ne suis peut être pas assez expérimenté pour apprécier la finesse des décisions, mais ne pas favoriser les joueurs excessif dans les demandes de let, je trouve cela bien. Greg a quand même été un peu déstabilisé dans le 2ème à cause de cela. Puis je n’émettais pas de critique envers les commentaires mais je me mets juste à la place de quelqu’un qui ne connait pas le squash et qui regarde le match. d’ailleurs je crois que la remarque "un coup rien" a été faite par l’un des commentateur.

    par Nico A. | 29 septembre 2008, 10:31
  27. 27. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Je me suis mal exprimée : ce que je voulais dire, c’est que quand j’arbitre, je me concentre sur le jeu, les joueurs, etc,... Comme toi, je partage l’opinion selon laquelle il ne faut pas hésiter en début de match à montrer aux joueurs qu’on connait et applique les règles des lets ou strokes. D’ailleurs, bien souvent, ça les met en confiance et ils savent à quoi s’en tenir pour le reste de la partie.

    Dans le cadre d’un arbitrage à trois, je me posais la question de savoir si, en plus, je ne serais pas perturbée, voire influencée par les décisions prises par les co-arbitres...

    par Carole / marseille | 29 septembre 2008, 12:11
  28. 28. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Qui commentait le match à la télé d’ailleurs (je n’ai pas pu le voir) ?

    | 29 septembre 2008, 13:44
  29. 29. L’arbitrage à trois : ça se précise

    J’étais aussi à la finale. J’ai aussi vu la version filmée et je maintiens (je pense avoir une connaissance assez fine du squash pour prendre position) ce que j’ai écris plus haut (le joueur espagnol a été exagérément sanctionné car à un moment Greg ne dégageait plus l’accès direct la balle et la décision aurait dû être inverse).

    Pour les 1/4, il s’est exactement passé la même chose avec Thierry. Lors des derniers jeux, il ne se dégagait pas bien. Golan demandait régulierement des lets sur les balles devant. Si bien qu’il finissait par se faire huer. Il prenait des no-let, sans obtenir de stroke.

    par Borja | 29 septembre 2008, 15:58
  30. 30. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Thierry Lincou était le consultant, et le journaliste de Sport + joue, il me semble, et donc connait un peu le squash.

    C’est un art difficile que de commenter un sport, qui plus est lorsqu’il est faiblement retransmis. c’est déjà une très bonne chose, en souhaitant que cela se renouvelle.

    C’est un très grand pas pour faire découvrir le squash médiatiquement. Par contre il faut réfléchir sur les modalités du tournoi : une finale un peu tardive... peut-être. Conditionnée par le repas VIP d’avant match.

    par Pierre-André Loaëc | 29 septembre 2008, 16:00
  31. 31. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Tu ne peux pas être influencé par les 2 autres arbitres car les 3 décisions sont données au même moment.

    par Nico Barbeau | 29 septembre 2008, 16:29
  32. 32. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Petite Question à ceux qui ont vu pratiquer cet arbitrage à 3

    L’arbitre central montre-t-il aussi par les signes conventionels sa décision en même temps que les 2 arbitres latéraux ? ou garde-t-il sa décision personnelle secrète ?

    S’il montre sa décision on peut avoir des situations cocasses ....

    Par exemple sur une interference à l’avant du court, l’abitre central donne Stroke au joueur demandant le Let et les arbitres lateraux donnent "no let". C’est une situation qui peut être fréquente.

    Si le joueur rale un peu, l’arbitre central qui donnait "raison" à ce joueur et qui lui a montré par son signe "stroke", doit défendre la décision de "no let" des arbitres lateraux...

    Pas facile !

    | 29 septembre 2008, 18:39
  33. 33. L’arbitrage à trois : ça se précise

    ok ok dans ce cas je suis d’accord...

    par VMP | 29 septembre 2008, 19:05
  34. 34. L’arbitrage à trois : ça se précise

    L’arbitre central montre-t-il aussi par les signes conventionels sa décision en même temps que les 2 arbitres latéraux ?

    > Oui les 3 décisions doivent être simultanées.

    Si le joueur rale un peu, l’arbitre central qui donnait "raison" à ce joueur et qui lui a montré par son signe "stroke", doit défendre la décision de "no let" des arbitres lateraux...

    > Non, car il n’est pas possible de défendre un choix qui n’est pas le sien. Donc dans ce cas l’arbitre s’en tient à la phrase suivante : "décision unanime" sans faire le moindre commentaire.

    par Nico Barbeau | 29 septembre 2008, 23:00
  35. 35. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Je rebondis sur la réponse de Nicolas ( qui ne m’en voudra pas j’espère ) pour la rectifier d’autant que je suis certain qu’il l’aurait fait lui même s’il s’était aperçu de cette "étourderie" :-)

    Dans le cas présenté ( Décision du central, différente d’une décision identique des deux latéraux ), la réponse aux joueurs est "décision majoritaire - majority decision". "Décision unanime" s’utilise lorsque les 3 arbitres ont pris la même décision, et que l’on veut couper court à une contestation.

    Et puis tant que j’y suis je vais également donner mon avis sur l’arbitrage de ces internationaux ( surtout répondre à quelques post... ). J’étais tout prêt des arbitres depuis les 1/8e et jusqu’à la finale, j’ai ensuite revu la finale à la télé.

    Tout d’abord, le premier message de Borja... Moi j’appelle ça de la désinformation, ni plus ni moins... Il laisse entendre que les décisions ne sont pas "instantanées", que les arbitres ne sont pas à ce qu’ils font, que le central donne sa décision après les autres, que les joueurs s’auto-arbitrent et je ne sais quoi encore de peu flatteur... Ecoeurant... Tout d’abord, parlons de l’implantation des arbitres... 15 - 20m du court, dans l’allée centrale de la tribune, groupés sur 2 m² maxi, ajoutez à cela l’absence de tin sur les cotés( juste le board, dessous c’est transparent pour les cameras ) ==> très difficile de juger les balles "limites" du fait de la distance et manque de visibilité identique des 3 arbitres puisque groupés au même endroit ( pas de différence d’angle de vue ). Ajoutez à cela le bruit parfois trompeur du frontal en verre et vitesse des échanges... Vous comprendrez que l’on peut avoir parfois une impression d’auto arbitrage de la part des joueurs qui étaient dans ce cas, infiniment mieux placés que les arbitres pour voir les balles faute. Un autre élément qu’il faut prendre en compte, c’est que les arbitres devaient souvent "deviner" que les joueurs leur demandaient de prendre une décision. Je me mets à leur place, il doit être difficile d’être très rapide et parfaitement synchro lorsqu’il n’y a pas de véritable demande. Lorsque l’arbitre est seul, il peut attendre une "vrai" demande avant de statuer, pour signifier aux joueurs qu’il attend d’eux une demande claire, dans le cas de l’arbitrage à trois c’est plus difficile, il faudrait que les arbitres se connaissent tellement bien qu’ils aient exactement la même réaction, au même moment, pour "conduire" le match comme il doit l’être ( en fait, dans l’arbitrage à 3, je pense que c’est ça la principale difficulté ).

    Waouh !! Bravo déjà à ceux qui auront réussi à me lire jusque là !

    Je ne sais qui aura soufflé la petite phrase assassine parue dans l’équipe au sujet de l’arbitrage de la demi finale Gaultier / Matthew ( un anglais probablement… ), mais voilà vraiment le genre de phrases inutiles qui font du tord au corps arbitrable, venant de la part de quelqu’un qui connaît probablement pas grand chose au squash, et certainement rien de la façon de l’arbitrer ! En tout cas, Greg était largement au dessus ce jour là, point barre.

    Encore un petit mot pour Mr Pierre-André LOAEC au sujet de la décision qu’il juge comme "le summum de l’insuffisance des arbitres". A ce moment personne ( sauf greg... ) n’a vu qu’il avait touché Borja, sa frappe n’a pas été altérée et tout le monde a été plutôt surpris par sa demande. Les arbitres n’avaient pas de raison de ne pas croire en sa bonne fois, mais dans ce cas je pense que l’on peut juger l’interférence comme minime. Je pense qu’aucun arbitre digne de ce nom, n’aurait donné un stroke à Greg dans cette situation précise. J’ajouterai que Greg sait parfaitement s’arrêter avant et réclamer "son du" lorsqu’il est vraiment gêné dans sa frappe... Sa petite phrase à l’encontre des arbitres fait partie de son "jeu de scène", on l’aime aussi pour ça ! ( Dans la mesure où cela reste respectueux des personnes bien évidemment ).

    Je ne sais pas si j’ai dit tout ce que je voulais, mais je pense que vous en avez assez de me lire... Désolé pour l’anonymat, mais malheureusement dans notre petit monde, pour vivre heureux il vaut mieux vivre caché...Surtout si on est arbitre !

    Vive le Squash ! Bravo et courage à tous les arbitres !

    par Un arbitre anonyme... | 7 octobre 2008, 10:12
  36. 36. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Merci pour la rectif anonyme. Ceci étant j’aimerai bien poursuivre ce débat avec toi. Tu peux me contacter par mail ?

    par Nico Barbeau | 7 octobre 2008, 12:14
  37. 37. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Hisham Ashour parlant hier après son match (perdu certes) lors des qualifications pour le SAUDI :

    "Je pense qu’ils doivent arrêter ce système d’arbitrage à 3 parce que tous donnent une décision différente et ils ont tous une vision différente. Il ne doit y a voir qu’une seule décision"

    | 10 octobre 2008, 10:26
  38. 38. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Tout d’abord, le premier message de Borja... Moi j’appelle ça de la désinformation, ni plus ni moins... Il laisse entendre que les décisions ne sont pas "instantanées", que les arbitres ne sont pas à ce qu’ils font, que le central donne sa décision après les autres, que les joueurs s’auto-arbitrent et je ne sais quoi encore de peu flatteur

    Désolé, mais je maintiens mes propos sur l’arbitrage de Lincou-Golan. Tu interpretes mes dires, et tu t’égares.

    Les spectateurs sont sortis un peu sonnés. Tout d’abord par l’élimination de Thierry, mais aussi par un dénouement plein d’incompréhension. Mais si tu étais à quelques mètres des arbitres, on a du voir le même match.
    - As-tu entendu cet arbitre central répéter à 2 reprises « Decision ? » ?
    - As-tu entendu l’arbitre annoncer la plupart des balles down ? Moi je n’entendais souvent que le marqueur une fois les joueurs en position de servir (on est pas loin de l’auto-arbitrage quand même) NB : Je te l’accorde c’était difficile à juger avec un tin en verre de la couleur du frontal (quelle idée aussi !). Pourquoi ne pas avoir mis un panneau clignotant comme sur de nombreux PSA majeurs ? Parce que ça, c’est efficace et télévisuel.
    - As-tu constaté le nombre de décisions toutes divergentes ?
    - As-tu beaucoup entendu l’arbitre justifier ces décisions lorsque le joueur réclamait des explications ? Où alors c’est un problème d’anglais ?

    Et crois-moi si les décisions avaient été si « instantanées » je n’aurais pas entendu des tribunes autant de « let » « no-let » « stroke ». Je ne remets pas en cause le système mais je regrette le flottement qu’il y a eu, et je persiste en disant que le public et l’arbitrage à 3 a eu un impact sur le dénouement fin de match. Un match qui a bien failli échapper à Golan.

    par Borja | 10 octobre 2008, 12:11
  39. 39. L’arbitrage à trois : ça se précise

    Bonjour Borja,

    Je reponds aux points que tu soulignes :

    As-tu entendu cet arbitre central répéter à 2 reprises « Decision ? » ?

    As-tu plus de deux fois eu du mal à comprendre qu’un des deux attendait une décision ? ( tant parfois il s’agit plus de "deviner" qu’une décision est attendue, plus que de répondre à un appel clair, à un moment précis. Seulement une ou deux "hésitations" sur un match de 85 minutes, sont certes de trop, mais personnellement, compte tenu du manque de clarté des demandes, je trouve que c’est plutôt pas mal...

    As-tu entendu l’arbitre annoncer la plupart des balles down ?

    Là tu as répondu toi même, et je suis OK avec toi, le marqueur ( arbitre central dans ce cas ) n’était pas dans d’assez bonnes conditions pour remplir efficacement son rôle ( obligé de compter un peu sur la sportivité des joueurs ).

    As-tu constaté le nombre de décisions toutes divergentes ?

    Là, je ne sais pas exactement ce que tu veux dire : Si tu veux dire "décisions différentes de la part de chacun des arbitres ( YL,NL et S )" dieu merci ça n’est jamais arrivé ! ( sur aucun des matches que j’ai vu d’ailleurs ). Si tu veux dire "décisions non hunanime" ( 2 contre, un ), je te repondrai que chacun prenant sa décision de façon indépendante, avec sa vision et sa sensibilité, sur les situations "limite" il est normal qu’il y ait des divergences de décision. On peut admettre que de la majorité des trois, résulte la décision la meilleure. C’est l’interet même de l’arbitrage à 3. Je comprends que l’on puisse être être contre ce système, je ne comprends qu’on s’en prenne aux arbitres par eux mêmes.

    As-tu beaucoup entendu l’arbitre justifier ces décisions lorsque le joueur réclamait des explications ? Où alors c’est un problème d’anglais ?

    Là également, je suis un peu d’accord avec toi, mais avec des nuances... Dans ce système, lorsque la décision est hunanime, il est clairement plus pratique d’annoncer "décision hunanime" pour couper court aux discussions ( qui entre nous soit dit servent surtout au joueur à grapiller quelques secondes de récupération ). La où c’est plus délicat, et c’est arrivé une ou deux fois sur Lincou - Golan, c’est quand la décision majoritaire n’est pas celle de l’arbitre central ( marqueur donc ). Il ne peut évidemment pas justifier de la décision donnée puisque ce n’est pas la sienne, les joueurs le voit et ne manque pas de chercher à déstabiliser un peu les arbitres, occasion que Golan n’a pas loupé. Ca prouve au moins que les décisions sont bien simultanées et indépendantes, car sinon rien de plus facile pour l’arbitre central que de s’aligner sur les latéraux qu’il a dans son champ de vision. Pour le pb de langue, tu as probablement un peu raison également, mais personnellement je préfère qu’il y ait quelques défauts de communication avec les joueurs et de bonnes décisions, plutôt que d’abandonner complètement l’arbitrage des compétitions internationales ( surtout en France ) aux arbitres anglophones sur le seul critère de leur capacité à s’exprimer dans la langue de Shakespeare.

    Bon Borja, si j’en crois ton pseudo, tu es plutôt supporter de GOLAN ( tu as raison c’est un super compétiteur ), il a gagné ce match, il était plus fort, les arbitres et l’arbitrage à 3 ne sont pour rien là dedans, ils ont fait leur job, les joueurs le leur et le meilleur ce jour là a gagné. Non ?

    On peut toujours donner son avis sur l’arbitrage ( quelque soit le système utilisé ), mais je pense que tant que l’on a pas fait soit même l’expérience de l’arbitrage à ce niveau, il convient de raison garder dans ses propos. Je doute Borja, que tu aies cette expérience, si c’était le cas tu serais beaucoup plus modéré.

    En attendant, plus de Français à Manchester, plus de Squashsite...Ca c’est vraiment triste !

    L’arbitre anonyme...

    par L’arbitre anonyme... | 18 octobre 2008, 01:25

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